La gonorrhée – mieux vaut prévenir que guérir!

(EN) Au Canada et ailleurs dans le monde, des informations font récemment état de la présence de certaines souches de la gonorrhée qui sont de plus en plus résistantes aux traitements. Il est inquiétant de constater que cette infection qui autrefois était facile à traiter pourrait bientôt devenir incurable. En 2012, l’Organisation mondiale de la Santé a émis un avertissement concernant la menace imminente d’une forme non traitable de gonorrhée résistante aux antibiotiques.

Les Canadiens ont tout intérêt à tenir compte de ces avertissements. Au Canada, la gonorrhée connaît une résurgence depuis 1997, après plus d’une décennie de déclin. Elle vient d’ailleurs au deuxième rang des infections bactériennes transmises sexuellement les plus courantes au Canada, après la chlamydia. Selon l’Agence de la santé publique du Canada, le nombre de cas de gonorrhée a presque doublé entre 2001 et 2010, les taux ayant augmenté de près de 40 pour 100 chez les hommes et de 77 pour 100 chez les femmes.

Cette hausse est attribuable à plusieurs facteurs, notamment des tests de dépistage plus précis et des niveaux de connaissance plus faibles parmi les Canadiens concernant les risques de contracter des infections transmises sexuellement, les pratiques sexuelles sûres comme l’utilisation systématique de préservatifs, et l’importance de se soumettre à des tests de dépistage.

Puisque bon nombre des personnes infectées ne présentent aucun signe ni symptôme, elles peuvent transmettre sans le savoir leur infection lors de relations sexuelles vaginales, anales et orales non protégées. Le seul moyen de savoir avec certitude si vous avez contracté une infection transmise sexuellement est de vous soumettre à un test de dépistage.

La gonorrhée non diagnostiquée ni traitée peut accroître le risque de contracter ou de transmettre d’autres infections transmises sexuellement, et de causer aussi bien chez les hommes que chez les femmes un certain nombre de problèmes de santé graves à long terme, notamment l’infertilité, le syndrome inflammatoire pelvien et les grossesses extra-utérines.

Les Canadiens de tout âge qui ont des relations sexuelles non protégées risquent de contracter une infection transmise sexuellement, y compris la gonorrhée. Pour réduire les risques de contracter ou de transmettre une telle infection, utilisez un préservatif de façon systématique et adéquate quand vous avez des rapports sexuels. Adoptez une approche proactive face à votre santé sexuelle et consultez votre médecin ou rendez-vous à la clinique de santé-sexualité de votre région pour vous soumettre à un test de dépistage. Assurez-vous de demander de faire les tests spécifiques de dépistage des infections transmises sexuellement puisqu’ils ne font pas partie des analyses de sang et d’urine de routine.

L’Agence de la santé publique du Canada a émis de nouvelles recommandations concernant les tests de dépistage et les traitements afin de veiller à ce que la gonorrhée soit traitée avec des antibiotiques efficaces. Si vous recevez un diagnostic d’infection transmise sexuellement et que votre médecin vous prescrit un traitement, veillez à le suivre au complet et faites les tests de suivi pour vous assurer que l’infection est guérie. Certaines souches de gonorrhée sont de plus en plus résistantes aux traitements; voilà une raison de plus pour adopter des pratiques sexuelles sûres.

http://www.leditionnouvelles.com

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