Des imposteurs se dissimulent dans le domaine des soins de santé

(EN) Lorsque vous visitez un professionnel de la santé, que ce soit un médecin, un dentiste ou un optométriste, vous devez vérifier un aspect fondamental : que la personne est dans les faits un professionnel réglementé qui se conforme à un ensemble d’exigences pour exercer sa profession en Ontario.
Ce n’est pas toujours le cas. Envisagez le cas d’un homme en Colombie-Britannique qui se présentait comme un dentiste travaillant à son domicile. Le salon était utilisé comme salle d’attente, il « exerçait sa profession » dans une chambre à coucher, et les conditions d’hygiène n’étaient pas stériles. L’homme, qui a cherché à échapper à la justice et a été arrêté en Ontario en 2013, n’était ni autorisé ni compétent pour pratiquer la dentisterie.
Plus récemment, il y a eu des reportages sur un conseiller de mariage à la retraite qui a mis en place une clinique au laser en Ontario, où il a effectué une rhinoplastie (une chirurgie du nez) sur un patient et où il administrait également du Botox. Une injonction de la cour a cherché à l’empêcher d’exercer ce qu’on appelle des « actes autorisés », un ensemble de procédures que seuls les professionnels de la santé qualifiés peuvent effectuer.
Ceux-ci peuvent être des cas extrêmes, mais il y a en eu d’autres où les gens ont une certaine expérience dans un domaine de soins de santé, sans n’avoir jamais terminé leur formation. D’autres fois, des individus peuvent être autorisés à dispenser des soins de santé dans une autre juridiction, mais pas en Ontario. Ou bien ils ont reçu une autorisation ici, mais ils ne peuvent exercer leur profession.
« C’est pourquoi les titres sont si importants dans les soins de santé », explique Linda Gough, présidente des Ordres de réglementation des professionnels de la santé de l’Ontario (ORPSO). « Seules les personnes qui ont prouvé qu’elles possédaient la formation et les qualifications requises pour pratiquer peuvent utiliser ce que nous appelons un titre protégé. »
Ces titres, comme « médecin », « infirmière » ou « physiothérapeute », sont accordés uniquement à des personnes qui sont inscrites à un ordre de réglementation. L’ORPSO (www.regulatedhealthprofessions.on.ca) regroupe 26 de ces ordres, qui réunissent près de 300 000 professionnels membres. Les ordres établissent des exigences pour être membre d’une profession et des programmes d’assurance de la qualité, et ils tiennent les professionnels responsables de leur conduite et de leur pratique.
Toute personne qui utilise un titre protégé sans appartenir à un ordre, quelles que soient leurs compétences et leurs adhésions, est considérée comme un praticien illégal engagé dans une pratique non autorisée.
Vous pouvez apprendre si quelqu’un est en fait un professionnel agréé en vérifiant avec l’ordre approprié. Chaque ordre dispose d’une liste en ligne appelée un registre public, que vous pouvez consulter pour vérifier le statut d’un membre et obtenir d’autres renseignements. Avisez l’ordre, si un individu ne se retrouve pas sur le registre, et cet organisme pourra effectuer un examen plus approfondi. Vous pouvez également appeler l’ordre pour poser des questions sur l’un de leurs professionnels inscrits qui vous offrent des soins.
« La possibilité d’utiliser un titre protégé est un privilège », souligne Gough. « Le public doit être sûr que toute personne qui possède l’un de ces titres est réglementée, et qu’elle se conforme aux normes pour exercer sciemment et en toute sécurité sa profession, en respectant les règles éthiques. »
http://www.leditionnouvelles.com

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