Un objectif de la recherche sur l’Alzheimer : rendre le cerveau plus résilient

(EN) Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer recourent souvent à des stratégies astucieuses pour compenser la perte de mémoire. Elles se dressent des listes, composent des rimes ou se forgent des images mentales faciles à retenir, tout ce qui peut aider à fournir l’information dont elles ont besoin dans leur vie quotidienne.

Mme Kim Miredin, neuroscientifique, espère renforcer leurs capacités mentales en associant l’entraînement cognitif à des médicaments qui augmentent ce qu’on appelle souvent la « réserve cérébrale ».

La réserve cérébrale est une mesure de la résilience. Plus nous en avons, mieux notre cerveau peut s’adapter, malgré les dommages accrus. Ce phénomène est lié à la capacité du cerveau de former de nouvelles connexions entre les neurones pour remplacer celles qui ont disparu.

« En maintenant la capacité d’apprentissage de la personne, on favorise son autonomie », déclare Mme Miredin, étudiante du troisième cycle à l’Université McGill. Je veux prolonger les facultés d’adaptation à cette maladie. »

L’Alzheimer et la plupart des maladies apparentées sont inévitables. C’est pourquoi Mme Miredin met l’accent sur l’adaptation. Elle s’appuie sur une recherche précédente selon laquelle la maladie d’Alzheimer endommage une région du cerveau qui produit et distribue un neurotransmetteur appelé noradrénaline. Les neurotransmetteurs sont des substances chimiques qui aident les neurones à communiquer entre eux. La noradrénaline est un stimulateur puissant de la réserve cérébrale.

Grâce au financement du Programme de recherche de la Société Alzheimer, Mme Miredin mène des essais sur des souris Alzheimer et des souris saines afin de confirmer si la réduction de noradrénaline entraîne vraiment une diminution de la réserve cérébrale. Elle veut y arriver à l’aide de souris entraînées à faire la distinction entre deux sons différents.

Le premier son signifie qu’une récompense alimentaire les attend dans un coin précis de leur enclos. L’autre son signifie qu’il n’y a pas de récompense alimentaire. Mme Miredin prévoit que les souris Alzheimer – qui ont un niveau réduit de noradrénaline – n’apprendront pas à aller chercher la nourriture lorsqu’elles entendront le son approprié.

Par contre, elle s’attend à ce que les souris saines apprennent à faire la distinction entre les deux sons.

Elle injectera ensuite aux deux groupes de souris un médicament qui accroît l’effet de la noradrénaline avant de répéter l’expérience. Mme Miredin espère découvrir que le médicament accroît la capacité des deux groupes de souris à faire la distinction entre les deux sons, ce qui indiquerait une réserve cérébrale accrue.

Si cette stratégie fonctionne, la prochaine étape sera de mener des essais similaires avec des humains.

Investissez dans l’organe le plus important de votre corps, votre cerveau. Aidez la Société Alzheimer du Canada à poursuivre ce genre de recherche en contribuant au Programme de recherche de la Société Alzheimer. Vous obtiendrez de plus amples renseignements à : http://www.alzheimer.ca.

http://www.leditionnouvelles.com

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