Le diabète nous éclaire sur le traitement de la maladie d’Alzheimer


(EN) Les liens découverts récemment entre le diabète et la maladie d’Alzheimer fournissent de nouveaux indices à la recherche d’un remède curatif.

Le Dr Gordon Glazner se penche actuellement sur l’un de ces indices les plus prometteurs. Neurobiologiste au Centre de recherche de l’hôpital de Saint-Boniface, à Winnipeg, le Dr Glazner est également professeur agrégé à l’Université du Manitoba.

Dans le diabète de type 2, explique-t-il, les récepteurs d’insuline de notre corps sont insensibles à l’insuline. En temps normal, les récepteurs agissent comme une serrure dont l’insuline est la clé. Introduisez la clé, tournez-la, et les cellules du corps peuvent utiliser le sucre. Les récepteurs de l’insuline dans le cerveau peuvent également être insensibles. Mais au lieu d’aider les cellules à utiliser le sucre, les récepteurs de l’insuline dans le cerveau déclenchent une réaction en chaîne qui sécrète des protéines. Ces protéines protègent les neurones et les aident à former de nouvelles connexions.

Mais le Dr Glazner attire notre attention sur son importante découverte : les récepteurs de l’insuline du cerveau peuvent également être déverrouillés par une protéine connue sous le nom de protéine précurseur amyloïde (APP). Le Dr Glazner étudie actuellement des souris qui présentent les symptômes de la maladie d’Alzheimer pour voir si, en leur injectant des cellules souches qui produisent l’APP, il est possible de déverrouiller leur machinerie protectrice cérébrale.

« Notre hypothèse est que l’APP permettra de stimuler le système insuline et que l’animal se portera mieux », explique-t-il, tout en remerciant le Programme de recherche de la Société Alzheimer pour son soutien.

Ironie du sort, l’APP peut également générer des protéines plus petites, comme l’A-bêta, à l’origine des plaques cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer.

Le Dr Glazner injectera aux souris des cellules souches qui produisent un type d’APP qui, pense-t-il, ne génèrera pas l’A-bêta. Si cela se confirme, l’APP supplémentaire des cellules souches fera en sorte que les souris ne produiront plus leur propre APP. Cela est très bien puisque l’APP produite par les souris génère l’A-bêta. Si tout se déroule comme prévu, le traitement sera par la suite tenté sur des humains, ce qui pourrait avoir un impact significatif. À l’heure actuelle, 747,000 Canadiens vivent avec l’Alzheimer ou une maladie apparentée. D’ici 2031, le nombre de personnes atteintes au Canada passera à 1,4 million.

« Mon grand-père est mort de la maladie d’Alzheimer, déclare le Dr Glazner. Je me suis alors juré que je trouverais un jour ou l’autre un remède curatif à cette maladie. »

Contribuez à la mise au point d’un remède curatif. Aidez la Société Alzheimer du Canada à poursuivre ce genre de recherche en contribuant au Programme de recherche de la Société Alzheimer. Vous obtiendrez de plus amples renseignements à : http://www.alzheimer.ca.

http://www.leditionnouvelles.com

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