Les professionnels de la santé ne jugent pas leurs patients

(EN) La gêne empêche souvent les gens d’obtenir des soins de santé adéquats. Il n’est pas toujours facile de discuter de sujets délicats comme une vessie hyperactive, la santé et les pratiques sexuelles, les hémorroïdes, la toxicomanie ou la pharmacodépendance, les problèmes de santé mentale ou de parler de parties du corps qui suintent, qui démangent ou qui saignent. En général, c’est plutôt le fait d’envisager une discussion sur un tel sujet qui crée de l’inconfort plus que la condition elle-même.

Selon les experts dans le domaine, vous avez tout intérêt à ne pas vous en faire avec de telles choses.

« Il est important de se rappeler que les professionnels de la santé ne sont pas là pour vous juger, mais plutôt pour utiliser leur jugement et leurs connaissances professionnels pour vous aider », affirme Marshall Moleschi, président des Ordres de règlementation des professionnels de la santé de l’Ontario. L’ORPSO est constitué de 23 ordres de règlementation qui régissent près de 300 000 professionnels de la santé. Ces ordres professionnels établissent les critères d’admission au sein de la profession, gèrent des programmes de qualité, et tiennent leurs membres responsables de leur conduite et de l’exercice de leur profession. Pour en savoir davantage, les consommateurs sont invités à consulter le site http://www.regulatedhealthprofessions.on.ca.

Les professionnels de la santé dont la profession est règlementée possèdent l’éducation et l’expérience pour faire face à tous les types de situation. « Ils ne feront rien qui vous mette mal à l’aise. Vous n’avez pas à avoir honte, alors ne vous censurez pas », indique M. Moleschi. Voici quelques conseils pour trouver le courage et les mots pour vous expliquer :

• Faites des recherches au sujet de votre condition, non pas pour tenter de régler le problème, mais plutôt pour constater que plusieurs autres personnes en sont également atteintes et que vous n’êtes pas seul.

• Répétez ce que vous voulez dire. Le fait d’entendre les mots peut calmer votre anxiété.

• Parlez de vos émotions – dites à votre professionnel de la santé que vous êtes nerveux. Il s’adressera à vous avec encore plus de délicatesse.

• Utilisez vos propres mots. Si vous n’êtes pas à l’aise avec les termes cliniques, essayez de trouver une autre façon de vous exprimer sur le sujet.

D’autres personnes hésitent à partager certains détails de leur condition parce qu’elles ont peur que leur entourage soit au courant. Selon un récent sondage canadien, quatre personnes sur dix cacheraient certains faits à leur fournisseur de soins ou consulteraient un professionnel de la santé à l’extérieur de leur communauté afin de protéger leur vie privée.

« Les professionnels de la santé dont la profession est règlementée sont formés pour réagir avec respect et professionnalisme en plus d’être tenus par un devoir de confidentialité », soutient M. Moleschi. « Ils vont tout faire pour vous mettre à l’aise, quel que soit le sujet dont vous discutez. Si vous êtes honnête avec votre professionnel de la santé, ce dernier peut faire une meilleure évaluation de votre condition et s’assurer que vous obtenez les soins dont vous avez besoin. »

http://www.leditionnouvelles.com

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