Le maïs économe en eau aide à nourrir l’Afrique

(EN) Un des plus grands défis pour la production des aliments à l’échelle mondiale est de faciliter l’accès à l’eau pour permettre aux agriculteurs de faire pousser leurs cultures. En Afrique subsaharienne, une région durement éprouvée par les sécheresses, ce défi est particulièrement criant. Pour les agriculteurs qui ne peuvent compter que sur l’eau de pluie, une sécheresse peut signifier une dévastation totale des cultures et un manque d’aliments pour leurs collectivités.

« Quand vous voulez des aliments, vous allez à la ferme », explique Sylvester Oikeh, directeur de projet pour Maïs économe en eau pour l’Afrique (WEMA). « Mais quand survient une sécheresse, vous n’avez pas assez d’aliments pour nourrir vos enfants. »

Le maïs, comme nous le connaissons au Canada, est un aliment de base en Afrique et représente un moyen de subsistance pour 300 millions de personnes.

Quand la sécheresse, les ravageurs ou les maladies frappent, la situation peut s’avérer désastreuse pour la disponibilité des aliments.

Le projet WEMA est un partenariat public-privé dirigé par la Fondation africaine pour les technologies agricoles en collaboration avec l’industrie de la phytologie, le Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT) et cinq centres de recherche situés en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, au Mozambique et en Afrique du Sud. Les bailleurs de fonds comptent également dans leurs rangs des organismes de bienfaisance comme la fondation Bill et Melinda Gates et la fondation Howard G. Buffet.

À l’aide de la biotechnologie de même que par la sélection classique, le WEMA cherche des façons d’augmenter les rendements du maïs, même en temps de sécheresse. Les résultats initiaux ont été positifs, de dire Oikeh. Par exemple, une nouvelle variété de maïs a donné une récolte moyenne qui représente deux fois et demie la moyenne nationale.

À l’heure actuelle, 25 variétés ont été approuvées pour commercialisation et sont présentement cultivées au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. D’ici 2015, on espère commercialiser une trentaine de nouvelles variétés qui passent présentement par le processus d’enregistrement.

Pour M. Oikeh, ces résultats sont synonymes d’une meilleure vie pour les peuples d’Afrique. « L’avenir s’annonce donc prometteur, pas simplement pour le projet, mais aussi pour l’Afrique, fait-il remarquer. En fin de compte, nous pourrions être capables de briser le cycle de la pauvreté. »

http://www.leditionnouvelles.com

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