Il est temps d’avoir une éducation agricole

(EN) L’alimentation est un choix très personnel. Ici, au Canada, nous avons accès à une gamme variée et étendue d’aliments, produits de différentes façons localement ou importés de partout dans le monde.

Toutefois, il y a une incompréhension croissante de la façon par laquelle les aliments sont produits à la ferme, puis se retrouvent dans les étalages des magasins. Et cela n’est nullement surprenant étant donné que si peu de gens ont maintenant des liens directs avec la ferme.

« La plupart des gens ne connaissent pas grand-chose de l’agriculture », dit Keith Kuhl, président du Conseil canadien de l’horticulture et producteur de pommes de terre au Manitoba.

« J’ai grandi dans une ferme dans les années 1950, explique M. Kuhl. Mes parents avaient six enfants et tous devaient aider dans l’exploitation de l’entreprise. À l’âge de sept ans, j’aidais en sarclant les betteraves à sucre. Les gens de ma génération ont grandi en ayant pour la plupart une connexion directe avec le milieu agricole. »

Il ajoute qu’au cours des générations passées, la plupart des enfants avaient des grands-parents ou des tantes et des oncles qui pratiquaient l’agriculture. Les vacances d’été étaient souvent passées à la ferme, ce qui donnait aux jeunes une solide connaissance de ce milieu. M. Kuhl reconnaît toutefois que les pratiques agricoles modernes sont bien différentes de celles qu’il a connues dans son enfance. Mais en tant qu’agriculteur aujourd’hui, il croit qu’il est en partie de sa responsabilité de dissiper les mythes entourant la production agricole et d’informer le public sur ce sujet.

Une des informations les plus erronées qu’il entend de façon répétée est que les agriculteurs utilisent des pesticides non sécuritaires. M. Kuhl déclare que la réalité est tout autre : les produits de lutte antiparasitaire sont plus sécuritaires aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été. De plus, ils sont règlementés de façon très stricte par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada.

Keith Kuhl reconnaît qu’il est chanceux d’avoir deux de ses fils avec lui au sein de sa ferme, puisque cela lui permet de passer la plus grande partie de son temps à défendre l’agriculture et à en parler. Il ajoute que des programmes comme Agriculture en classe (AEC) sont utiles, mais que davantage d’agriculteurs devraient s’impliquer dans l’éducation du public en parlant de leur expérience de la ferme.

Johanne Ross, directrice administrative d’AEC, dit que puisque l’agriculture traverse présentement une période de changement et d’innovation, il est plus important que jamais d’éduquer le public – tout particulièrement les jeunes – à propos des pratiques agricoles modernes.

« Nos jeunes sont l’avenir de cette industrie, fait-elle remarquer. Nous devons continuer à nourrir un intérêt pour l’agriculture et la production des aliments. La compréhension découle de l’expérience et AEC Canada met sur pied et fournit des ressources et des programmes équilibrés et actuels sur l’agriculture. »

On peut en apprendre davantage sur le programme Agriculture en classe sur http://www.aitc-canada.ca/fr/ ou en visitant son site Web interactif qui traite de l’alimentation au Canada à http://allaboutfood.aitc.ca.

http://www.leditionnouvelles.com

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