Triompher de l’AVC

(EN) Jean-Pierre Coallier, animateur à Radio-Classique, a subi un AVC en mars 2009, alors qu’il quittait la station. M. Coallier ne savait pas ce qui lui arrivait, il ne connaissait pas les signes de l’AVC. C’est son fils qui a pris les choses en main. En constatant que son père semblait confus et tenait des propos incompréhensibles, il a immédiatement appelé le 9-1-1.

Que faisiez-vous lorsque vous avez subi votre AVC? Aviez-vous compris ce qui vous arrivait?

Je tentais d’armer le système d’alarme avant de quitter la station de radio. Je n’ai jamais réussi à aligner les quatre chiffres du code. Mais je ne m’en rendais pas compte. J’ai appelé mon fils sur mon téléphone cellulaire en pesant sur la composition automatique. C’est lui qui s’est rendu compte que j’étais confus, et il a immédiatement appelé le 9-1-1 pour me fournir des secours.

Je ne savais pas que je faisais un AVC. Ce n’est que dans l’ambulance qu’on me l’a expliqué. Je parlais de travers, mais je ne m’en rendais pas compte, et je ne ressentais aucune douleur. Je crois même que j’étais heureux de faire un tour d’ambulance sur le pont Jacques-Cartier. En y repensant bien, sans l’intervention de mon fils, je serais probablement paralysé aujourd’hui.

En quoi votre vie a-t-elle changé depuis votre AVC? Quels sont les changements les plus importants que vous avez notés?

Mis à part la prise quotidienne de médicaments et la mesure régulière de ma pression artérielle, rien n’a changé après mon AVC. J’avais et j’ai toujours un mode de vie sain; je dors bien, je mange bien, je fais de l’activité physique… et je ne sens pas comme un homme de 78 ans! À l’hôpital, lorsque j’ai pris pleinement conscience de mon état, de mes problèmes d’élocution, d’écriture et d’équilibre, j’ai pris toutes les mesures en mon pouvoir pour me rétablir complètement. À aucun moment, je n’ai cru que je resterais handicapé. Je suis un battant! Cinq mois plus tard, lentement mais sûrement, je reprenais mon poste à Radio-Classique, malgré quelques séquelles apparentes. Et aujourd’hui, tout est redevenu comme avant. Je garde un très bon souvenir de cette expérience, et j’ai une très grande estime de mes médecins et de l’Hôpital Notre-Dame. Je leur voue une vénération.

En tant que survivant de l’AVC, quelle est la leçon ou la chose la plus importante en lien avec cette affection, que vous feriez partager aux gens?

Je leur dirais à quel point il est crucial de pouvoir déceler l’AVC. Pour ma part, je ne me suis pas rendu compte de l’urgence de la situation. Je me sentais un peu fatigué, mais sans plus. Si j’étais allé me coucher plutôt que d’appeler mon fils, j’en garderais des séquelles beaucoup plus graves. Il est essentiel d’enseigner aux gens les signes de l’AVC.

http://www.leditionnouvelles.com

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s